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Pauvreté: la misère affame la banlieue dakaroise

 

Elles vivent dans les zones urbaines comme dans la banlieue sénégalaise. Elles traînent en elles les stigmates d’une pauvreté sans nom. Par manque de moyens, certaines familles ont du mal à assurer le seul repas “correct” par jour. La viande, le poisson et certaines denrées n’étant plus à leur portée.

L’Obs a donné un aperçu en rendant visite à Aminata Sène, habitante d’une demeure sise à Grand-Yoff où les résidents se disputent l’espace avec des carcasses de véhicules et de motos. Cette veuve, 55 ans, n’a plus les moyens de subvenir aux besoins de ses trois enfants. Le dernier repas correct, elle ne s’en souvient plus.

Abandonnée par son mari, son travail perdu, son fils malade, Rokhaya, 40 ans, peut rester trois voire quatre semaines sans voir la couleur de la viande. Au menu, du pain sec et du café et si la maigre bourse le permet, du “Mbaxal” sans poisson. L’argent provient du salaire de ménagère de 30 mille FCfa de sa fille.

Quant à Maimouna Fall, vendeuse de bouillie de mil au quartier Sam Sam (Thiaroye), elle sert des restes pour le petit-déjeuner des enfants.

Une situation qui confirme le rapport sur la situation économique au Sénégal de la Banque mondiale, publié en septembre dernier, qui parle d’une incidence de la pauvreté estimée à 34 % en 2020-2021.

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