Innocence Ntap Ndiaye: "c’est un peu triste quand le bateau ne vient plus à Ziguinchor"

 

L’arrêt prolongé de la navette du bateau Alioune Sitoë Diatta a suscité la réaction de l’ancienne ministre et actuelle présidente du Haut conseil du dialogue Social, Innocence Ntap Ndiaye. En visite dans le sud du pays, elle a exprimé ses regrets. 

« C’est un peu triste quand le bateau ne vient plus à Ziguinchor. Je crois que cela mérite une réflexion profonde parce que nous avons ici des hommes d’affaires, des entreprises avec des travailleurs, nous avons des familles qui vont et qui viennent et qui ont le droit à la liberté de circuler. Aujourd’hui l’absence de ce bateau est ressentie à un niveau très important. Donc je pense qu’il existe une chose à faire et il faut qu’il y ait des discussions forcément avec les cadres de la région », a dit Innocence Ntap Ndiaye dont les propos sont rapportés par Dakaractu. 

« Nous sommes des personnes ressources qui peuvent être consultées sur ce genre de situation. Au plan politique, il y a eu des conséquences. Si on ne le dit pas on risque de passer à côté. Il faut dire à l’autorité ce qui se passe réellement », a soutenu cette dernière. 

Alors qu’elle présidant une cérémonie de remise de fournitures, elle évoquera la question de l’éducation, mais aussi des émeutes de juin dernier, après la condamnation de l’opposant Ousmane Sonko. 

« Vous savez l’éducation est un de nos partenaires privilégiés. Nous avons dans ce secteur un comité de dialogue social. Dès que j'ai pris connaissance du rapport du gouverneur de Ziguinchor, j’avoue que j’ai eu beaucoup de peine concernant la situation des établissements scolaires. On ne peut pas dire que la jeunesse est au cœur de développement du Sénégal et avoir aujourd’hui une jeunesse qui ne peut pas accéder à l’éducation. Mais c’est la situation que l’on vit aujourd’hui ». 

Pour l’école, elle dit avoir été sidérée par les conditions de travail des enseignants et des élèves.

« La situation des classes est catastrophique. J’ai mesuré la dimension du travail à faire sur place qui est importante. On devra faire plus. Il faut surtout faire passer des messages. On peut dire de façon globale que les émeutes du mois de juin, les responsabilités sont partagées. Le gouvernement essaie actuellement de mettre à niveau les établissements scolaires. Il y a eu beaucoup de mesures qui ont été prises », a révélé la présidente du Haut conseil du dialogue social.

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