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Serigne Mansour Sy, un digne héritier de Dabakh

 

L’école de Seydil Hadji Malick Sy rta, ne cessera d’éblouir en raison de la qualité des disciples qu’elle produit d’année en année. Parmi les pensionnaires de cette Auguste école dont les apprenants viennent de tous les horizons, Serigne Mansour Sy Dabakh. 

Un pur produit de l’Ecole Seydi El Hadji Malick

Formé à l’école de Seydi Hadji Malick Sy, Serigne Mansour Sy Dabakh fils de Abdoul Aziz Sy Dabakh est considéré comme faisant partie des plus grands humanistes du Sénégal.

Orateur hors pair, intelligent à souhait, disponible sans jamais se fatiguer, sincère et intègre, il charrie autant de qualités qui émeuvent et ravissent les fidèles et les chefs religieux de notre pays.

Polyglotte parlant plusieurs langues, il fait la fierté de la khadara Tidiane dont l’essor est le fait incontestable de son vénéré père Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh baptisé le sage de Tivaouane.

Pour avoir suivi pendant longtemps Serigne Mansour Sy Dabakh très introduit dans les cercles intellectuels et islamiques, est un serviteur incomparable, un généreux prêt à tendre une main heureuse à tous ceux que le hasard place sur sa route.

C’est un pur produit de l’école de Mawdo Malick Sy rta en raison de la qualité de ses disciples disséminés dans tout le pays pour faire l’apologie de l’islam à travers la Tidianya.

Représentant du Khalife lors de la cérémonie officielle du Gamou 2022

Représentant le Khalife général des Tidianes, la déclaration de Serigne Mansour Sy Dabakh a marqué la cérémonie officielle du Gamou 2022 à Tivaouane. Le chef religieux, n’a pas porté de gans pour dire ses vérités. Tout d’abord, il est allé à l’encontre de la docilité, l’allégeance irréfléchie de certains talibés à leur guide religieux.

Pour lui, «les talibés doivent suivre les guides (religieux) dans le respect des recommandations divines et ne doivent s’orienter que sur le droit chemin». Dans sa prêche, il a aussi estimé que, «les talibés ne sont pas des esclaves et le marabout un Dieu».

Serigne Mansour Sy Dabakh prône la libération des talibés

Serigne Mansour Sy Dabakh, trouve ainsi qu’il, «faut une révision totale de notre vision par rapport à la religion». Mieux, ajoute-t-il, «on doit libérer les talibés et leur donner leur liberté d’agir, de connaitre, questionner et de recevoir des réponses claires et nettes tirées du Coran.

On doit libérer les gens pour qu’ils puissent vivre dignement leur personnalité, leur indépendance. Les gens ne sont pas des objets, des automates». Le chef religieux de dire, sans ambages, que «des évènements tels que le Gamou sont des séminaires, des occasions pendant lesquelles on doit inviter les gens à un retour à Dieu qui reste le seul Maître».

Abordant la pratique assez courante d’exhibition et de comparaison confrérique, Serigne Mansour Sy Dabakh soutient : «les Tarikhas ne sont pas des écuries de lutte, box ou karaté qui se livrent à des batailles. Il faut une complémentarité religieuse confrérique.

Il ne doit pas y avoir de différence entre confréries ou école religieuse. Ce qui importe, c’est la sincérité dans la relation avec Dieu. Il faut les éviter malentendus». Sa position, persiste-t-il, est que «les Tarikhas ne doivent pas être des pyromanes».

La plaidoirie de Serigne Mansour Sy Dabakh, c’est également le retour au civisme. «Les Sénégalais doivent être beaucoup plus civiques. Ils ne respectent plus la loi, ni dans la rue, encore moins dans les quartiers. Nous devons revoir nos mentalités en tant que Sénégalais», dit-il.

Serigne Mansour Sy Dabakh, un digne fils d’Abdoul Aziz Sy Dabakh

Pour avoir représenté, samedi dernier, le Khalife général des Tidianes à l’occasion de la cérémonie officielle du Mawlid, Serigne Mansour Sy Dabakh a tenu un discours franc, qui n’a épargné personne, à commencer par les familles maraboutiques.

Digne fils d’Abdoul Aziz Dabakh, il n’a pas porté de gants pour inviter les marabouts à «libérer les disciples», en les conduisant uniquement sur la voie de Dieu. Serigne Mansour Sy Dabakh s’en est aussi pris aux Sénégalais dans leurs comportements.

«On dirait qu’on est dans une jungle», se plaint-il. Il a par ailleurs invité les autorités, à qui sont confiées des responsabilités, à remplir convenablement leur mission. Un discours réformateur et sans complaisance.

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