Pr Moussa Seydi retrace son parcours

 

Le chef du Service des maladies infectieuses et tropicales (SMIT) de l’hôpital de Fann, Pr Moussa Seydi, un des parrains de la 10e édition de la Grande rencontre citoyenne organisée par "Intelligence magazine", a saisi l’occasion pour offrir son exemple aux jeunes venus nombreux à la rencontre.

"Lorsque je suis né, mon père avait donné à ma mère, une blouse blanche en lui disant de la garder. Parce que j’en aurai besoin lorsque je démarrerai mes études médicales. C’est cette blouse blanche que j’ai portée lorsque j’ai commencé mes premiers pas dans ce métier", a-t-il rembobiné.

Un parcours prédestiné parsemé d’embuches

Repris par Les Echos, il ajoutera qu’ « après des études primaires à Koungheul et à Kaffrine, il a rejoint Kaolack pour ses études secondaires, avant d’intégrer l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) » où il a obtenu son doctorat d’État en Médecine, son certificat d’étude spécial en Parasitologie, son certificat Labori Biologie, etc. « C’est pour vous dire que je suis un produit de l’école sénégalaise et j’en suis fière », s’est-il enorgueilli.

"Pour vous aider à avoir la passion de ce que vous faites, il faut fréquenter et travailler avec des personnes passionnées car c’est celui qui peut ressentir la passion qui peut l’inspirer. Je suis passionné par mon travail et lorsque quelqu’un est passionné par son travail, il ne peut pas être apeuré par les condamnations, les calomnies, les complots et pièges, les tentatives d’isolement, de musellement, d’effacements », a renchéri l’une des figures de proue de la lutte contre le Covid-19, au Sénégal. Qui confiera avoir "passé une bonne partie de ses vacances dans les structures de Santé."

« Allier mariage et études »

Parmi les épreuves vécues, il se rappelle de son premier séjour dans une ville à l’intérieur du pays où « il était obligé de vivre en solitaire parce que ne se retrouvant pas dans les habitudes et les comportements des jeunes du quartier » : "Du fait de cette solitude, je me suis concentré sur mes études, la lecture et le sport. Aujourd’hui, dans ce quartier, je ne compte que des amis.

Le professeur de révéler que marié en 4e année de Médecine, a célébré le 24 février dernier ses 33 ans de vie conjugale, en réponse à « la quasi-totalité des gens qui disait que c’est impossible d’allier mariage et études."

"Construire le SMIT a été un parcours parsemé d’embuches et très difficile parce que j’ai dû travailler sur le projet pendant huit ans avec mes collaborateurs ; difficile parce qu’on ne me prenait pas au sérieux ; difficile parce que des Sénégalais ont agi pour que mon projet ne voit jamais le jour. Or, construire le SMIT était pour moi plus important que de construire ma propre maison », a-t-il aussi rappelé, tout en conseillant aux jeunes" à travailler dur et à (être) persévérants ».

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